La question la plus souvent posée aux assistants vocaux n'est pas « Quel temps fait-il ? » Plus maintenant. Aujourd'hui, c'est plutôt « Alexa, veux-tu m'épouser ?»

C’est une question qui revient des milliers de fois par semaine, selon Al Lindsay, vice-président, logiciel Alexa, d’Amazon

Sur 80 000 fonctions, qui ne cessent d’augmenter, le mariage est peut-être la seule chose qu’Alexa ne peut pas faire.

Cette année, le secteur des haut-parleurs intelligents connaîtra une croissance estimative de 7 milliards de dollars ; la demande pourrait bien dépasser celle des téléphones intelligents.

M. Lindsay, l’un des pionniers de la technologie vocale au Canada, a participé à notre séance mensuelle Les innovateurs RBC, sur l’innovation et la technologie, où il nous a donné un aperçu du monde de la technologie vocale.

Voici 5 faits intéressants sur l’avenir de la technologie vocale.

1. La technologie vocale diminue l’attrait des téléphones intelligents

Beaucoup de gens se demandent pourquoi ils auraient besoin de la technologie vocale puisqu’ils peuvent tout faire avec leur téléphone intelligent. Pour écouter de la musique, comme le souligne M. Lindsay. Il suffit de dire que vous voulez écouter des chansons de Sting pour que deux secondes après la voix de Sting sorte du haut-parleur. Plus besoin de faire glisser votre doigt sur l’écran pour naviguer dans les applis et d’attendre. Auparavant considérés comme le summum de la commodité, les téléphones intelligents sont maintenant surpassés par la technologie vocale, qui ne vous oblige plus à prendre votre téléphone et à être encore plus distrait. La technologie vocale nous permet d’être de nouveau des êtres humains.

2. Une question de personnalité

À l’origine, M. Lindsay et son équipe voulaient créer un assistant intelligent et pratique, des caractéristiques de vente qui leur semblaient évidentes. Mais les clients considèrent Alexa comme un personnage. « Nous avons découvert qu’une touche d’humour et de légèreté serait aussi la bienvenue », a souligné M. Lindsay. L’entreprise a donc commencé à ajouter des réponses rigolotes, réalisant que plus l’interaction avec l’assistant vocal est naturelle, plus il sera facile pour les gens de l’utiliser.

3. La technologie vocale a une incidence sur tous les secteurs d’activité

Lorsqu’on lui demande quels sont les secteurs d’activité touchés par la technologie vocale, M. Lindsay répond sans hésiter : « Tous les secteurs ». Il prévoit des changements importants tant dans le secteur des soins de santé que dans celui des services hôteliers. Pour les patients hospitalisés, des haut-parleurs intelligents pourraient exécuter des demandes simples, comme l’ouverture du téléviseur ou le réglage du lit, ce qui économiserait temps et travail. Au restaurant, les clients pourraient commander un verre par commande vocale et porter l’addition à leur carte Visa, ou à la table voisine, blague-t-il.

4. Chaque entreprise a besoin d’une stratégie en matière de technologie vocale

Alors que nous nous dirigeons vers un monde d’« interface ambiante », tant les petites que les grandes entreprises auront besoin d’une stratégie en matière de technologie vocale. Tout comme elles doivent décider des couleurs et des slogans liés à leur marque, les entreprises devront se trouver une voix à leur image. Jeune et enjouée ? Plutôt sérieuse ? Le son ajoute une nouvelle dimension puissante à l’identité de la marque. Elle ouvre la voie à de nouvelles possibilités. Nul besoin d’avoir une équipe dédiée à la voix de votre entreprise pour vous doter d’une interface vocale. Vous pouvez remplacer toute interface informatique par une interface vocale ou ajouter de la voix comme complément.

5. La voix est un important facteur d’égalisation

Avant l’arrivée de l’interface vocale, chaque interface avait sa courbe d’apprentissage ; il faut du temps pour apprendre à taper sur un clavier ou à naviguer dans une appli. M. Lindsay souligne que c’est différent pour la technologie vocale. Si nous pouvons offrir une expérience de conversation naturelle, la technologie sera accessible à tous ceux ayant des capacités langagières.

À titre de premier vice-président, Bureau du chef de la direction, de RBC, M. Stackhouse est chargé de l’interprétation des tendances mondiales et de renseigner la haute direction et le Conseil d’administration sur l’incidence de ces tendances sur RBC, ses clients et la société en général. Avant son entrée au service de RBC, il a été rédacteur en chef du Globe and Mail de 2009 à 2014, éditorialiste en chef de son magazine Report on Business, éditorialiste en chef national et international du journal et, de 1992 à 1999, correspondant à New Delhi en Inde.

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